Jaco Van Dormael

Jaco Van Dormael (°Ixelles, 1957) crée Cold Bood pour le KVS.

Qui était ton héros dans ton enfance ?

Winnetou.

Quelle profession voulais-tu exercer plus tard quand tu étais enfant ? 

Je voulais être cuisinier ou inventeur (de vélos volants). Finalement j’ai fait réalisateur, c’est le métier de ceux qui ne savent pas encore ce qu’ils feront quand ils seront grands. 

Quel est ton moment inoubliable sur scène ?

En duo de clowns avec Didier de Neck, on nous avait demandé (nous avions 20 ans) de jouer à l’institut des sourds et aveugles. Nous avons alors adapté notre spectacle pour retirer tous les dialogues et qu’il soit uniquement visuel, proche du mime. Quand le rideau s’est ouvert, les vingt premiers rangs étaient des aveugles. Les sourds étaient à l’arrière, mal placés pour pouvoir voir. C’étaient les quarante minutes les plus longues de ma vie.    

Qui est selon toi un héros (aujourd’hui) ? 

Celui qui a fui la guerre et a traversé la Syrie et la Turquie à pied, a traversé la Méditerrannée sans se noyer, est remonté jusqu’à la Belgique, et après avoir dormi dans la rue, se fait traiter d’envahisseur. 

Pourquoi participer au projet du KVS comme artist en résidence?

Le KVS en association avec le Manège de Mons m’ont proposé ce qu’il y a de plus intéressant à faire pour quelqu’un qui comme moi ne vient pas du théatre de texte : un atelier de recherches, des expériences avec deux comédiens à cheval sur les deux langues, sans savoir si cela va aboutir ou non. Personne ne sait encore ce que ça va être. Ni si ça va être quelque chose. C’est ça qui est chouette. Rendez-vous pour mon Experience 2017 en avril!

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