Vergeef ons

Toneelhuis & Toneelgroep Amsterdam | Guy Cassiers

La famille est morte ! Vive la famille !
Dans Vergeef ons, pas de récits de détenteurs de pouvoir politique, mais un soap-sur-scène d’une famille « ordinaire ». Tout commence par un flirt le jour de Thanksgiving entre Harold Silver, un historien d’âge moyen et la femme de son frère George. Peu de temps après, George provoque (intentionnellement ?) la mort d’un couple dans un accident de voiture. Harold entame une liaison avec sa belle-sœur. Lorsque George le découvre, il tue sa femme. La vie de Harold est brisée, celles de sa nièce et de son neveu encore plus. Néanmoins, il lui faut se ressaisir et continuer. Au travers d’une série d’événements hallucinants, Harold réussit, presque malgré lui, à créer une nouvelle famille recomposée.
Dans une atmosphère grotesque, les faiblesses de tous les personnages sont portées à la scène à un rythme effréné, comme dans une sorte de série télévisée qui carbure aux amphétamines, le tout saupoudré d’une bonne dose d’absurdité. Vergeef ons est à la fois une saga loufoque et une esquisse mordante d’une société qui foule aux pieds ses valeurs éthiques : tous ses fondements – foyer, famille, amitié… – sont sous pression et nécessitent d’être redéfinis. Avec une distribution grandiose – dont quatre acteurs du coproducteur, Toneelgroep Amsterdam – Guy Cassiers brosse dans Vergeef ons le tableau humoristique de l’aliénation relationnelle et de la confusion émotionnelle de notre époque.

« Un monde nous est offert, si nouveau, si aléatoire et si dissocié qu’il nous met tous en danger. Nous discutons en ligne, nous devenons “amis” sans savoir à qui nous parlons vraiment – nous couchons avec des inconnus. Nous prenons tout et presque n’importe quoi pour une relation, un semblant de communauté, et pourtant, quand nous sommes avec nos familles, dans nos communautés, nous sommes désemparés, nous coupons court et replongeons aussitôt dans la version numérique – c’est plus facile, parce que nous pouvons endosser à la fois notre vrai moi et notre moi fantasmé, chacun pesant le même poids. », A. M. Homes, Puissions-nous être pardonnés, Actes Sud (2015), traduction Yoann Gentric

Prix
€ 20 (cat.1) / € 17 (cat.2)
reduction
€ 17 (cat.1) / € 13 (cat.2) / € 9 (-26)
Catégorie
Théatre
NL
FR