Qui cherche, qui trouve

Mimi's Shebeen

 

Programme du soir

 

Cela fait déjà deux ans que Mimi’s Shebeen a été présentée en première mondiale au KVS. Cette production poétique de danse-théâtre de la chorégraphe Alesandra Seutin a reçu de nombreux éloges et a été sélectionnée pour le Festival de théâtre flamand la même année. 

C’est le Shebeen de Mimi, notre maison est sa maison.
On vient ici, pour rire et pour pleurer.
C’est le Shebeen de Mimi,
les gens y ont leur place attitrée,
les femmes n’ont pas besoin d’y être secourues,
si elle n’est pas ta sœur,
elle doit être ta tante.
C’est le Shebeen de Mimi.
On danse, on discute, on étale nos vies.
Ils peuvent tout mettre sens dessus dessous,
mais pas notre sourire.
C’est le Shebeen de Mimi.
Ici, tout est violet.
Une vie vécue sur le bout des langues,
une promesse,
une image.

Inspirée par la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba, exilée de son propre pays, Seutin sonde l’héritage artistique de la militante politique que fut Makeba pour nous raconter des récits d’exil, d’immigration et d’humanité.

Mimi’s Shebeen met en avant toutes les caractéristiques du style unique du théâtre danse hybride d’Alesandra Seutin. Le texte est signé Lebo Mashile et Lisette Ma Neza, la musique Angelo Moustapha et Zouratié Koné, et Tutu Puoane interprète les chants. 

© Danny Willems

Informations de contexte

Que signifie shebeen ?

Le régime d’apartheid interdisait aux Noirs sud-africains de boire ou de parler de politique ; il leur fallait travailler et se taire. Pour pouvoir continuer à se réunir et à se détendre, les militants ont déniché des cabanes et des bars clandestins, avec de jeunes hommes pour faire le guet et des arrière-boutiques d’approvisionnement. On y brassait de l’umqombothi, ou de la bière de maïs. Si la police découvrait un shebeen, elle le fermait immédiatement et arrêtait toutes les personnes impliquées. La plupart des shebeens étaient gérés par des femmes, appelées « reines » des shebeens.

Miriam Makeba

Zenzile Miriam Makeba (Johannesburg, 4 mars 1932 – Castel Volturno, 9 novembre 2008), surnommée Mama Africa, était une chanteuse, compositrice, actrice et militante des droits civiques sud-africaine. Sa vie a eu un remarquable impact mondial. Elle a contribué à la lutte pour les libertés des Noirs et a défendu l’intégrité de l’identité et des arts africains, tout en vivant en exil, loin de ses ancêtres.

Une vie qui commence en prison

La mère de Miriam était déjà une activiste, une guérisseuse traditionnelle (une sangoma) et elle possédait son propre shebeen. Deux semaines après la naissance de la petite Miriam, sa mère a été arrêtée et emprisonnée pour avoir illégalement vendu de l’umqombothi dans des shebeens tout aussi illégaux. En conséquence, Miriam Makeba a passé les premiers mois de sa vie en prison.

Trente ans d’exil

Contrainte à l’exil après avoir tourné dans le film anti-apartheid Come Back, Africa sorti en 1960, Miriam Makeba perd sa mère cette même année. Lorsqu’elle veut retourner en Afrique du Sud en 1960 pour les funérailles, le gouvernement sud-africain lui refuse l’entrée. Après ce cruel refus, son exil va encore durer trente longues années. Par la suite, le gouvernement sud-africain lui retire en outre sa citoyenneté. Miriam Makeba entame son exil aux États-Unis. Son activisme politique l’amène à témoigner devant les Nations unies en 1963, ce qui entraîne l’interdiction de la vente de ses albums en Afrique du Sud. À la fin des années 60, elle doit quitter les États-Unis et se réfugie en Guinée, où elle vit jusqu’en 1985 avant de s’installer à Bruxelles. En 1990, après 30 ans d’exil, Nelson Mandela la convainc de revenir en Afrique du Sud. Elle meurt en 2008 en tournée en Italie.

Tube mondial

Miriam Makeba est l’une des premières à faire connaître la musique africaine au public occidental, entre autres, avec son tube mondial et maintes fois repris par d’autres, Pata Pata (1967). Elle effectue des tournées à succès en Europe et aux États-Unis et participe à la tournée Graceland de Paul Simon en 1987. Sa notoriété a ouvert la voie à d’autres artistes africains, tels que Fela Kuti et Youssou N’Dour pour ne citer qu’eux.


INTERVIEW AVEC

Alesandra Seutin

Rokia Bamba interviewe Alesandra Seutin sur son nouveau spectacle Mimi's Shebeen. La femme-orchestre Rokia Bamba a de multiples talents : elle est DJ, productrice de radio, exploratrice de sons et artiviste, en plus d’être une voix positive et enthousiaste de la scène bruxelloise, omniprésente dans divers lieux de (sub)cultures, de la RTBF à StuBru, de Paris à Francfort.


© Danny Willems

Trailer


La distribution


Alesandra Seutin

Alesandra Seutin est une artiste et créatrice multidisciplinaire, plusieurs fois primée, qui se focalise sur l’exploration du mouvement comme fondement de ses spectacles de théâtre pluridisciplinaires et créés in situ. Née à Harare, au Zimbabwe d’une mère sud-africaine et d’un père belge, Alesandra Seutin se définit comme « Afropéenne ». Figure de proue inspirante, à la carrière conjuguant de multiples facettes depuis deux décennies, ses œuvres en tant que directrice artistique, chorégraphe, performeuse, mentore, enseignante, directrice de mouvement, dramaturge et créatrice de spectacles et de musique parviennent à toucher un public mondial.

Alesandra Seutin a suivi une formation à Londres, d’abord au Trinity Laban Conservatoire of Music & Dance et ensuite à la Middlesex University. Elle diffuse son œuvre au niveau international et partage son temps entre le Sénégal, la Belgique et le Royaume-Uni. Le monde est sa muse et à travers ses créations, elle s’exprime sur la réalité sociale, politique et économique à travers la danse, le chant et la musique. La notion de « prendre ou occuper sa place dans le monde » est essentielle dans l’œuvre de Seutin, tout comme celle de « trouver sa place dans les grandes institutions culturelles » : les espaces qui, de toute évidence, ne sont pas considérés comme appartenant à tout un chacun.

En 2007, Alesandra Seutin fonde sa compagnie, Vocab Dance qui se forge crescendo une réputation de spectacles de très haute qualité. Réputée pour ses chorégraphies distinctement théâtrales et le brassage de divers vocabulaires gestuels, textes et danses, la compagnie explore des sujets exerçant un impact sur notre société et emmène ainsi le public en voyage dans un univers de danse théâtre fascinant et cinglant. Le répertoire de Vocab Dance est varié, avec plus de onze productions au répertoire, allant de solos à des productions d’ensemble pour des scènes intérieures et en plein air.

Les productions d’Alesandra Seutin ont effectué des tournées au Royaume-Uni, en Europe et au-delà. Elle a reçu plus de vingt commandes chorégraphiques, notamment de Sadler’s Wells, du KVS, de la Merce Cunningham Company, de la Wellcome Collection, de Channel 4, du Phoenix Dance Theatre et de la National Youth Dance Company.

Seutin continue en outre à se produire sur scène. Récemment, on a pu la voir dans Dear Winnie, un spectacle multidisciplinaire et primé sur la vie de Winnie Mandela. Elle en était également la chorégraphe et la directrice de mouvement.

Parallèlement à ses productions avec Vocab Dance, Seutin assure depuis 2020 la co-direction artistique de la célèbre École des Sables au Sénégal. Ayant elle-même suivi une formation dans cette institution, sous la direction de Germaine Acogny, Seutin est ambassadrice et enseignante de la technique de Germaine Acogny au niveau mondial. Ensemble, elles dirigent conjointement le développement du programme de formation de renommée internationale ainsi que les productions de la Compagnie Jant-Bi | Germaine Acogny, composée de danseurs et de danseuses professionnel·les. Au Royaume-Uni, la National Youth Dance Company l’a conviée à diriger la compagnie de 2019 à 2022 en tant que directrice invitée.

Outre toutes ses activités artistiques professionnelles, Alesandra Seutin consacre une grande partie de son temps à conseiller et à épauler des créateur·rices en herbe à développer leur carrière.


Kopano Maroga

Kopano est un·e artiste, performeur·se, écrivain·e et travailleur·se culturel·le sud-africain·e, et cofondateur·rice de l’organisation artistique socioculturelle ANY BODYZINE. Kopano vit à Bruxelles et est commissaire d’expositions et dramaturge au Centre d’Arts Viernulvier à Gand.

Après des études universitaires de danse et d’anthropologie sociale (Bachelor en sciences sociales), de théâtre et de performance (Master en arts), iel a travaillé comme danseur·se avec les chorégraphes Kristina Johnstone, Nicola Elliot, Celeste Botha, Alan Parker, Jan Wallyn et l’Underground Dance Theatre. Iel a remporté les prix Kanna, kykNet Fiesta et Woordtrofees du meilleur second rôle pour sa performance dans Buiteland/Newfoundland de Neil Coppen.

En outre, iel travaille activement en tant que dramaturge, entre autres, pour les artistes Joshua Serafin, Jan Wallyn, Moya Michael, Khadija El Kharraz Alamu, Carolina Maciel de França, Alesandra Seutin… Ses intérêts actuels se situent à l’intersection de l’art, de la justice sociale et des systèmes de connaissances curatives. Ses recherches actuelles portent sur le potentiel de la désidentification et de la biomythographie à déconstruire la théorie rigide de l’identité. Iel a une foi profonde dans le pouvoir de l’amour comme arme de construction massive.


Nandi Bhebhe

Nandi Bhebhe est une artiste multidisciplinaire – actrice, danseuse et créatrice – sud-africaine, née en Grande-Bretagne. Elle a étudié au Liverpool Institute of Performing Arts. Nandi Bhebhe a travaillé au Royaume-Uni et à l’étranger, sur scène et à l’écran.

Parmi les productions auxquelles elle a participé, on peut citer : A Season in the Congo au Young Vic, mise en scène par Joe Wright et Sidi Larbi Cherkaoui, Fela! de Bill T. Jones au National Theatre et à Broadway, Wrath pour la sélection de films Random Acts de la chaîne Channel 4, A Midsummer Night’s Dream, une production du Shakespeare’s Globe. Les productions 946, The Tin Drum et Ubu, A Singalong Satire de la célèbre compagnie Kneehigh Theatre, A Monster Calls au Old Vic Theatre, et plus récemment Wuthering Heights de Wise Children à St Ann’s Warehouse, à New York.

Avec l’artiste Phoebe Davies et sous le nom de Bhebhe&Davies, Nandi Bhebhe a coréalisé Creases, une commande de la Tate Modern, et plus récemment Viscera, un court métrage produit avec la Wellcome Collection, qui s’est vu décerner le prix du meilleur film de danse au festival Aesthetica 2022.

Nandi Bhebhe travaille avec Alesandra Seutin | Vocab Dance Company depuis 2009. Elle a ainsi participé aux productions Kwenda-Kwenda, So.We.To, Episodes of Blackness et Boy Breaking Glass. Elle déclare être très reconnaissante et ravie de rejoindre la compagnie pour la première de Mimi’s Shebeen au KVS.


Nosiphiwo Samente

Nosiphiwo Samente est danseuse, professeure de danse, animatrice et chorégraphe. Elle est née en Afrique du Sud (Le Cap) et détient une licence en arts (BA) de l’Université d’Afrique du Sud. Passionnée et créative, elle est associée à la compagnie de danse Forgotten Angle Theatre Collaborative et a participé à diverses productions de théâtre, allant du théâtre physique, de la danse théâtre à des pièces telles que Indumba et Cargo : Precious. Nosiphiwo Samente a également participé à la production Where is Home de la compagnie britannique State of Emergency, avec laquelle elle a effectué une tournée pendant deux ans. Récemment, elle a présenté la pièce DOLL au festival Dance Umbrella.

Nosiphiwo Samente a précédemment collaboré avec Alesandra Seutin et avec Melissa Eveleigh, dans le cadre d’ateliers et de processus créatifs. Elle a ainsi participé au spectacle Boy Breaking Glass d’Alesandra Seutin. Pour la production Black Victorians, Nosiphiwo Samente a travaillé avec Jeanefer Jean-Charles.

On la connaît aussi comme actrice, grâce à un rôle secondaire dans une série télévisée et en tant que membre du jury dans le télé-crochet consacré à la danse, Jika Majika, sur la chaîne SABC 1. Elle a en outre fait partie des seize finalistes de la saison 3 de So You Think You Can Dance (SA).


Tutu Puoane

Tutu Puoane est une chanteuse (de jazz) de renommée internationale. Elle a grandi dans les townships de Pretoria, en Afrique du Sud. Elle a étudié au Music College de l’Université du Cap (UTC) avant de partir en Europe. Tutu a passé deux ans au Conservatoire royal de La Haye (Pays-Bas) et s’est ensuite installée à Anvers.

La musique de Tutu Puoane est un brassage de traditions africaines, européennes et américaines. Son répertoire comprend ses propres compositions, des chansons du Great American Songbook et des arrangements de chants sud-africains. Elle s’est produite, entre autres, avec Toots Thielemans et le Brussels Jazz Orchestra et a enregistré plusieurs CD en solo. Deux de ses albums, Quiet Now et Mama Africa (une collaboration avec le Brussels Jazz Orchestra) ont remporté le South African Music Award (SAMA) du meilleur album de jazz, en 2010 et en 2011. Breathe est le premier album de SoulFactory Records, le label indépendant qu’elle a fondé avec Ewout Pierreux, son partenaire de vie et sur scène.

Outre la musique, Tutu Puoane se produit de plus en plus au théâtre. En 2015, elle a travaillé et effectué une tournée mondiale avec Wim Vandekeybus & Ultima Vez dans le cadre de la production de danse-théâtre Speak Low If You Speak Love. Depuis 2019, elle est l’une des performeuses de Dear Winnie, la coproduction très réussie et primée du KVS (Bruxelles) et du NNT (Groningue). Dans les années à venir, Tutu Puoane participera à plusieurs productions de théâtre (musical) au KVS.


Zouratié Koné 

Zouratié Koné est un maître percussionniste qui descend d’une famille de griots (artistes, conteurs et guérisseurs traditionnels). Il est né à Bobo Dioulasso (Burkina Faso) et a vécu au Mali et en Côte d’Ivoire. Chanteur, musicien et facteur d’instruments de musique traditionnels, il est reconnu comme un maître du djembé, du dum dum (ou dunum), du tama (tambour parlant), du longa, de la kora, du ngoni et du balafon.

À partir de 2013, il a voyagé entre la Belgique et le Burkina Faso pour participer au projet musical du sextet afro-jazz belge, Afrikan Protokol. En 2017, il devient codirecteur artistique, avec Ombretta Moschella, de l’association sans but lucratif Amu Les Griots, basée en Belgique. Ensemble, ils ont fondé le label Electro Mandingo Records en 2021, en vue de faire voyager la musique au-delà des frontières. Depuis 2018, il dirige son propre projet d’afro-jazz mandingue basé à Bruxelles, ZKE! (ou Zouratié Koné Ensemble). Un an plus tard, il a rejoint le projet Moonlight Tales et se produit régulièrement avec l’auteur-compositeur et musicien belge Sébastien Haciane, dans le cadre du projet Besac Arthur. Il a également lancé un projet musical mêlant musique électronique et musique mandingue, l’Electro Mandingo Groove. En juillet 2020, leur première chanson, Sogni, est sortie sous le label Orianna/Sony Music. Zouratié Koné continue d’explorer la tradition musicale mandingue. En 2021, il a cofondé le projet Diurukuma Beat.


Angelo Moustapha

Angelo Moustapha est batteur, percussionniste, compositeur et arrangeur. Né au Bénin, le petit Angelo donne son premier concert dès l’âge de sept ans. Plus qu’une passion, la musique est une vocation pour ce multi-instrumentiste qui puise ses influences dans la musique traditionnelle, la musique moderne et le jazz. En 2017, son talent connaît la consécration avec une nomination pour un MIA et le Festival des meilleurs instrumentistes d’Afrique lui remet le prix du meilleur batteur d’Afrique.

Angelo Moustapha a obtenu son Diplôme Professionnel de Potentiel, de Compétence et de Capacité intrinsèque en 2017 à l’École supérieure des Métiers d’Art et de la Culture (ESMAC HWENDO Bénin).

Troubadour de la percussion, Angelo Moustapha incarne tous leurs rythmes et toute leur pluralité. Outre ses projets personnels (solo, duo avec Sylvain Debaisieux, Ibiyewa…), Angelo Moustapha compose et participe à la réalisation de plusieurs projets d’artistes dans divers domaines, entre autres : l’album Elephant de Mu (Muriel Verhoeven) et son spectacle C’est quoi l’Afrique ? à l’espace Léopold Senghor à Bruxelles, le projet de trio avec Lionel Loueke et Philip Catherine à Flagey et le projet The Two Piano’s avec Philip Catherine, Bert Van Den Brink et Nicola Andrioli ainsi que le projet Aro Ilè d’Awoulath Alougbin.


Rose Aida Sall Sao

Rose Aida Sall Sao est une artiste de danse indépendante, chorégraphe et pédagogue de danse néerlando-sénégalaise, basée à Londres. Elle est diplômée de la Fontys Dance Academy et de la Northern School of Contemporary Dance en 2017, où elle a eu l’opportunité de danser dans des œuvres de Joan Cleville, Tony Adigun, Jens van Daele, Guy Shomroni & Yaniv Abraham. Elle est également diplômée du JV2 Professional Diploma et a tourné au Royaume-Uni en interprétant des pièces de Jasmin Vardimon, Yunkyung Song et André Rebelo. Au fil des années, Rose a collaboré avec C12 Dance Theatre, Chhaya Collective, Heather Walrond Company, Isabella Soupart, Tribe //, Tom Dale Company, Fubunation et Seke Chimutengwende, entre autres. 

Actuellement, elle travaille comme danseuse avec Botis Seva / Far From The Norm et Alesandra Seutin (Vocab Dance). Elle crée également ses propres pièces et est cofondatrice du Nomad Dance Collective.


Kenza Deba

Kenza pratique le krump depuis maintenant 4 ans. Faisant partie de la Drickx fam, elle représente sa danse dans les battles, les shows, et débute dans la création avec une première apparition dans le spectacle "SPEAK", composé par Hendrickx Ntela. On peut également la voir performer dans "Angles Morts", au côté de Joëlle Sambi et de Sara Machine. Active dans la communauté krump belge, elle a notamment organisé un événement, "How to fix your krump", qui a pour but la transmission du savoir entre l'ancienne et la nouvelle génération à travers différent ateliers donné par des krumpeurs internationaux.

© Danny Willems